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Douleur lombaire et envie d’uriner : quelles sont les causes et que faire ?

Vérifié le 23/03/2026

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Douleur vessie, bas du dos et envie d’uriner : causes possibles et solutions ?

Ressentir simultanément une douleur dans le bas du dos, parfois à la vessie et avoir des envies fréquentes d'uriner peut être déroutant.

Cette association n'est pourtant pas rare et peut révéler des situations très variées : certaines sont bénignes comme une tension musculaire ou une déshydratation, d'autres nécessitent une prise en charge rapide comme une infection rénale ou une urgence neurologique.

Ce lien s'explique par l'anatomie : vos reins sont situés dans votre dos, juste sous vos dernières côtes. Vos uretères descendent le long de votre colonne vertébrale, et les mêmes racines nerveuses contrôlent à la fois votre région lombaire et votre vessie.

Un problème dans l'une de ces zones peut donc facilement affecter l'autre.

Nous avons écrit cet article pour vous aider à identifier les causes principales, reconnaître les signaux d'alerte nécessitant une consultation rapide, et vous aider à comprendre quand et vers qui vous tourner.

Les points essentiels à retenir :

  • Avoir mal dans le bas du dos avec des envies fréquentes d’uriner n’est pas un hasard. Ces deux zones sont étroitement liées par l’anatomie et les nerfs, ce qui explique qu’un problème urinaire ou lombaire puisse provoquer des symptômes associés.
  • Les causes les plus fréquentes sont médicales ou fonctionnelles. Il peut s’agir d’une infection rénale, de calculs rénaux (responsables de douleurs très intenses), ou encore d’un dysfonctionnement du plancher pelvien, qui joue un rôle clé à la fois dans le soutien du dos et le contrôle de la vessie.
  • Certaines causes sont spécifiques aux femmes ou aux hommes. Chez l’homme, les troubles de la prostate sont fréquents avec l’âge. Chez la femme, l’endométriose peut expliquer des symptômes urinaires, surtout lorsqu’ils s’aggravent avant ou pendant les règles.
  • Certains signes doivent toujours alerter : fièvre élevée, douleur lombaire intense, sang dans les urines, impossibilité d’uriner ou perte de contrôle des urines ou des selles nécessitent une consultation médicale rapide, voire urgente.

Les 3 causes principales à connaître

Une infection rénale (pyélonéphrite) : la cause pathologique la plus fréquente

L'infection rénale, ou pyélonéphrite, est la cause pathologique la plus courante lorsque douleur lombaire et symptômes urinaires s'associent. C'est une infection bactérienne qui atteint vos reins après être remontée depuis votre vessie.

Comment ça arrive ? Des bactéries (E. coli dans 70-80% des cas) pénètrent par l'urètre, colonisent la vessie, puis remontent les uretères jusqu'aux reins. C'est généralement la complication d'une cystite non traitée.

Les symptômes caractéristiques à reconnaître :

  • Une fièvre souvent élevée (>39°C) avec frissons
  • Une douleur lombaire au niveau du flanc, angle costo-vertébral, unilatérale ou bilatérale
  • Des symptômes urinaires : brûlures en urinant, urgences mictionnelles, fréquence, urines troubles et malodorantes

Il existe d’autres signes comme des nausées, vomissements, présence de sang dans les urines (30-40% des femmes), altération de l'état général. Point important à connaître, 20% des patients n'ont PAS de symptômes urinaires marqués, seulement fièvre + douleur lombaire.

Pourquoi c'est grave ? Sans traitement, le risque de sepsis (infection généralisée du sang), d'abcès rénal ou d'insuffisance rénale existe. Environ 20% des patients nécessitent une hospitalisation. Le traitement antibiotique doit durer au moins 14 jours, avec une amélioration attendue dans les 48 à 72 heures. Si vous ne constatez aucune amélioration après 2-3 jours d'antibiotiques, reconsultez un médecin rapidement.

Des calculs rénaux (colique néphrétique), considéré comme "l'une des pires douleurs"

Si vous parlez avec une personne ayant été atteinte de calculs rénaux, elle vous dira sûrement que la douleur est violente, brutale et difficilement supportable. (Elle est considérée comme l’une des pires douleurs !).

Mais qu’est-ce que c’est des calculs rénaux au juste ? Ce sont de petites masses solides formées par cristallisation de minéraux dans votre urine (calcium, acide urique, etc.). Ils touchent 11-16% des hommes et 7-8% des femmes au cours de leur vie, avec 50% de récidive dans les 10 ans.

La colique néphrétique survient lorsqu'un calcul obstrue un uretère. Comme nous venons de le voir, la littérature médicale la décrit comme "l'une des pires douleurs connues". Le mécanisme : l'urine s'accumule en amont du calcul, distend l'uretère et la capsule rénale, tandis que les muscles de l'uretère se contractent en spasmes pour tenter d'expulser le calcul.

Les symptômes urinaires à connaître selon la localisation du calcul :

  • Calcul haut dans l'uretère : peu de symptômes urinaires mais surtout une douleur lombaire
  • Calcul bas, près de la vessie : l’individu a des urgences mictionnelles intenses, avec une fréquence très augmentée et une dysurie marquée
  • Nausées et vomissements : ces symptômes sont très fréquents
  • Hématurie (sang dans urines) : présente dans 85% des cas

Dysfonction du plancher pelvien : le lien fonctionnel dos-vessie

Au-delà des causes médicales, votre dos et votre vessie sont étroitement liés.

D’un côté, il existe un lien musculaire. Les muscles du plancher pelvien (ceux qui soutiennent la vessie) travaillent avec les muscles profonds du ventre et du dos pour maintenir le bas du dos stable et contrôler la vessie. Quand ces muscles fonctionnent mal, sont trop tendus ou affaiblis, cela peut provoquer à la fois des douleurs lombaires et des envies fréquentes d’uriner.

De l’autre, il existe un lien nerveux. Les nerfs situés dans le bas de la colonne vertébrale servent à la fois le dos et la vessie. Si l’un de ces nerfs est comprimé (par exemple à cause d’une hernie discale ou d’arthrose), cela peut entraîner des douleurs dans le bas du dos et des troubles urinaires en même temps.

Et pour finir, lorsque le mal de dos devient chronique, on bouge souvent moins ! Les muscles profonds, y compris ceux du plancher pelvien, s’affaiblissent ainsi progressivement. Cela peut entretenir un cercle vicieux : plus le dos fait mal, moins les muscles soutiennent correctement, et plus les symptômes persistent.

Les symptômes de dysfonction du plancher pelvien à reconnaître :

  • Une douleur lombaire chronique
  • Une incontinence urinaire d'effort (fuites lors toux, éternuements, sport) ou d'urgence (besoin impérieux impossible à retenir)
  • Une fréquence et des urgences urinaires
  • Une sensation de vidange incomplète de la vessie
  • Des douleurs pelviennes

Les causes spécifiques selon le sexe

Chez l'homme : les problèmes de prostate

Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

L’hypertrophie bénigne de la prostate est très fréquente avec l’âge. Elle concerne environ 3 hommes sur 10 après 65 ans. La prostate est une petite glande située juste sous la vessie, autour du canal par lequel passe l’urine (l’urètre). Avec le temps, elle augmente de volume et vient resserrer ce canal, un peu comme si l’on pinçait une paille. Résultat : l’urine a plus de mal à s’écouler.

Les symptômes les plus courants. Quand la prostate grossit, cela peut entraîner :

  • Une envie d’uriner plus fréquente, surtout la nuit (se lever plusieurs fois)
  • Des envies urgentes, difficiles à retenir
  • Une difficulté à démarrer quand on va uriner
  • Un jet urinaire faible ou irrégulier
  • La sensation que la vessie ne se vide pas complètement
  • Des gouttes après avoir uriné

Il y a donc un lien avec la douleur lombaire puisque lorsque la vessie se vide mal sur une longue période, elle peut se distendre et provoquer des douleurs, parfois ressenties dans le bas du dos. Sans prise en charge, l’HBP peut aussi entraîner des rétentions d’urine, des infections urinaires à répétition et, dans les cas plus sérieux, affecter les reins.

La prostatite

La prostatite est une inflammation de la prostate. 94% des patients rapportent une douleur lombaire ou dans la région urogénitale (périnée, bas-ventre, testicules).

  • Prostatite aiguë bactérienne : fièvre élevée, frissons, douleur intense périnéale et lombaire, dysurie marquée, état général altéré. C'est une urgence nécessitant des antibiotiques prolongés.
  • Prostatite chronique : douleur pelvienne/lombaire persistante, symptômes urinaires irritatifs, parfois troubles sexuels. Plus difficile à traiter.

Il faut savoir que la prostatite augmente le risque de développer une HBP ultérieure !

Chez la femme : l'endométriose

L’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Il s’agit de tissu semblable à celui de l’utérus qui se développe en dehors de l’utérus. Sous l’effet des hormones, ce tissu réagit pendant les règles, provoquant inflammation et douleurs.

Les voies urinaires peuvent être touchées, surtout dans les formes plus profondes d’endométriose. D’ailleurs, la vessie est l’organe le plus souvent concerné. Plus d’une femme sur deux atteinte d’endométriose présente au moins un symptôme urinaire.

Le lien avec une douleur dans le bas du dos peut apparaître lorsque l’endométriose touche certaines zones profondes, notamment près des uretères. Elle s’accompagne souvent d’autres douleurs : règles très douloureuses, douleurs pelviennes chroniques, douleurs pendant les rapports ou à la selle.

Les symptômes urinaires fréquents :

  • Douleur quand la vessie est pleine
  • Sensation de ne pas vider complètement la vessie
  • Difficulté à uriner
  • Besoin d’uriner très souvent
  • Brûlures ou traces de sang dans les urines, surtout pendant les règles

Le signe clé : ces symptômes s’aggravent juste avant et pendant les règles, puis s’améliorent ensuite. Ce caractère cyclique est très évocateur de l’endométriose.

Point de vigilance : certaines atteintes urinaires peuvent évoluer sans symptômes évidents. Dans de rares cas, l’endométriose peut bloquer un uretère silencieusement et endommager le rein. C’est pourquoi un suivi urinaire est essentiel chez les femmes atteintes d’endométriose profonde.

Les autres causes possibles

Cystite (infection de la vessie)

La cystite provoque surtout des symptômes urinaires isolés : brûlures en urinant, envies fréquentes et urgentes d’uriner, urines parfois troubles ou qui sentent fort. Il n’y a pas de fièvre et pas de vraie douleur lombaire. Si une douleur dans le bas du dos apparaît pendant une cystite, cela peut évoquer une atteinte des reins (pyélonéphrite) et nécessite une consultation rapide.

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Cystite interstitielle / syndrome de la vessie douloureuse

La cystite interstitielle est une maladie chronique caractérisée par une douleur pelvienne persistante, associée à des envies fréquentes d’uriner, parfois jour et nuit, sans infection détectable. Elle serait liée à un défaut de protection de la paroi de la vessie. Et elle est souvent confondue avec l’endométriose et le diagnostic se fait après avoir éliminé les autres causes.

Lombalgie mécanique pure

Un problème du dos, comme une contracture musculaire ou une hernie discale, peut parfois provoquer des envies fréquentes d’uriner. Cela s’explique par le fait que les nerfs du bas du dos et de la vessie sont connectés. Dans ce cas, il n’y a pas de véritable maladie urinaire, mais une réaction réflexe liée au dos.

Grossesse

Pendant la grossesse, l’utérus qui grossit appuie sur la vessie, ce qui explique les envies fréquentes d’uriner. Il crée aussi des tensions dans le bas du dos, surtout en fin de grossesse. En revanche, une douleur lombaire associée à des symptômes urinaires chez une femme enceinte doit toujours conduire à une consultation rapide, car certaines infections peuvent être plus graves pendant la grossesse.

Tumeurs pelviennes/abdominales

Plus rarement, une masse située dans le bassin ou l’abdomen peut comprimer la vessie ou les voies urinaires, tout en provoquant des douleurs lombaires. Certains signes doivent alerter : perte de poids inexpliquée, fatigue importante, sang persistant dans les urines, masse palpable. Dans ces situations, un avis médical est indispensable.

L'urgence absolue : c’est le syndrome de la queue de cheval

Le syndrome de la queue de cheval est une urgence médicale très grave. Il survient quand les nerfs situés tout en bas de la colonne vertébrale sont fortement comprimés. Sans prise en charge rapide, les séquelles peuvent être définitives.

Cela peut être causé par une grosse hernie discale, mais aussi plus rarement par une tumeur, un hématome, une fracture ou une infection autour de la colonne.

Les signes qui doivent alerter immédiatement. Si vous avez un ou plusieurs de ces symptômes, il faut aller aux urgences sans attendre :

  • Une douleur intense dans le bas du dos, souvent avec une douleur qui descend dans les deux jambes
  • Une perte de sensations au niveau du périnée, des fesses ou des organes génitaux (par exemple : vous ne sentez plus le papier toilette ou le contact dans ces zones)
  • Une impossibilité d’uriner alors que la vessie est pleine, ou au contraire une perte soudaine de contrôle des urines
  • Une perte de contrôle des selles
  • Une faiblesse ou une difficulté à bouger les deux jambes

Pourquoi il ne faut pas attendre. Le délai est très court. L’intervention doit idéalement avoir lieu dans les 48 heures suivant l’apparition des symptômes. Au-delà, le risque est élevé de garder des séquelles permanentes : troubles urinaires ou fécaux, problèmes sexuels, difficultés à marcher, douleurs chroniques.

Que faire concrètement ? Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences. Dites clairement : “perte de sensations au niveau du périnée” et “problèmes urinaires”. Ces mots sont essentiels pour que la situation soit prise au sérieux rapidement.

Quand consulter un médecin ? Les signaux d'alerte

Consulter IMMÉDIATEMENT aux urgences si :

  • Fièvre >38,5°C + douleur lombaire + symptômes urinaires (suspicion pyélonéphrite, risque sepsis)
  • Impossibilité totale d'uriner (rétention urinaire aiguë)
  • Anesthésie en selle (syndrome queue de cheval)
  • Incontinence urinaire ou fécale soudaine et inexpliquée
  • Douleur lombaire insupportable avec agitation (colique néphrétique sévère)
  • Sang abondant dans les urines sans explication

Consulter rapidement votre médecin (24-48h) si :

  • Douleur lombaire persistante + brûlures mictionnelles (infection urinaire pouvant remonter aux reins)
  • Fréquence + urgence urinaire + douleur dos
  • Symptômes de cystite durant plus de 2-3 jours (infection qui ne répond pas ou remonte)
  • Douleur lombaire + nausées/vomissements (colique néphrétique ou pyélonéphrite)

Pour conclure, avoir en même temps une douleur dans le bas du dos et des symptômes urinaires peut correspondre à des situations très différentes. Parfois, il s’agit d’un problème bénin et réversible. D’autres fois, cela peut révéler une infection, un calcul rénal ou, plus rarement, une urgence médicale.

Certaines causes reviennent souvent, comme l’infection rénale avec fièvre et douleur dans le dos, les calculs rénaux responsables de douleurs très intenses, ou encore les troubles du plancher pelvien, car le dos et la vessie sont étroitement liés. Chez l’homme, les problèmes de prostate sont fréquents avec l’âge. Chez la femme, l’endométriose peut aussi expliquer des symptômes urinaires, surtout lorsqu’ils s’aggravent autour des règles.

Dans de rares cas, cette association de symptômes peut signaler une urgence absolue, notamment le syndrome de la queue de cheval, qui nécessite une prise en charge immédiate.

De manière générale, certains signes doivent toujours alerter : fièvre, douleur insupportable, impossibilité d’uriner, perte de contrôle des urines ou des selles, ou perte de sensations dans la zone intime. Dans ces situations, il ne faut pas attendre et consulter sans délai.

Identifier rapidement la cause permet d’adapter le traitement et de préserver sa santé urinaire… et son quotidien.

Sources scientifiques

1. La Pyélonéphrite : complications et diagnostic

  • Source : Urinary Tract Infections (UTI) in Females - StatPearls (NCBI)

  • Lien : Consulter la ressource StatPearls

  • Take-out majeur : Cette revue clinique confirme que 20% des patients souffrant de pyélonéphrite ne présentent pas de symptômes urinaires classiques (brûlures), mais uniquement une douleur lombaire et de la fièvre. Elle valide l'importance d'une antibiothérapie de 10 à 14 jours pour éviter les cicatrices rénales.

2. La Colique Néphrétique : épidémiologie et douleur

  • Étude : Management of Ureteral Calculi (EAU Guidelines)

  • Lien : Consulter les directives de l'Association Européenne d'Urologie

  • Take-out majeur : Les calculs urinaires touchent jusqu'à 16% des hommes. L'étude montre que la localisation de la douleur (lombaire vs mictionnelle) dépend précisément de la position du calcul dans l'uretère, confirmant le lien direct "dos-vessie".

3. Le lien neurologique : Syndrome de la queue de cheval

  • Source : Cauda Equina Syndrome: A Review (Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons)

  • Lien : Étude sur le syndrome de la queue de cheval

  • Take-out majeur : Ce travail définit l'urgence absolue de la décompression nerveuse dans les 48h. Il explique pourquoi une anesthésie "en selle" (périnée) couplée à une rétention urinaire est le signe pathognomonique d'une compression des racines nerveuses sacrées.

4. Endométriose urinaire et douleurs réflexes

  • Étude : Urinary Tract Endometriosis: Frequently Asked Questions (2021)

  • Lien : Consulter l'étude sur PubMed

  • Take-out majeur : Plus de 50% des femmes atteintes d'endométriose profonde présentent des symptômes urinaires. L'étude valide le caractère cyclique (lié aux règles) des douleurs lombaires et urinaires comme signe d'alerte majeur de l'endométriose de la vessie ou de l'uretère.

5. Dysfonction du plancher pelvien et stabilité lombaire

  • Étude : Relationship between Pelvic Floor Muscle Capacity and Low Back Pain

  • Lien : Étude sur le lien muscles profonds et dos

  • Take-out majeur : Cette recherche démontre que les muscles du plancher pelvien sont co-activés avec les muscles stabilisateurs du dos. Une faiblesse pelvienne peut donc se traduire par une instabilité lombaire ET des troubles de la continence.

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