Les hormones dites "féminines"

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Jess, Clem et les girls du Collectif Junon font frémir Paris avec leur programmation d’évènements féministes et éclectiques, leur blog éponyme depuis 2015 déconstruit les schémas préconçus sur la sexualité de notre époque. Si vous ouvrez l’œil, vous avez d’ailleurs peut être aperçu Clem sur sa Pussyclette bleue livrer leur brillant magazine Hystérique aux quatre coins de Paname. Gapianne s’associe à Junon pour vous présenter une sélection de sujets passés au scalpel par le collectif, et bien sûr le numéro 2 d’Hystérique est disponible à la vente ici, bonne lecture !

image d'un guillemet pour introduire le début de l'article écrit par le collectif junon Connais-tu bien le Big Brother de ton corps ? Celui qui te lance un cycle au mauvais moment, qui te met de mauvais poil lorsque tes règles arrivent, celui qui commande tes ovaires et ta fécondité ? Bien connu sous le nom “d’hormones”, il peut être ton meilleur ami comme ton pire ennemi. Revenons alors sur ce phénomène qui régit ton cycle.


Tout d’abord, qu’est-ce qu’une hormone ?

C’est un message chimique qui va permettre aux cellules de ton corps de communiquer entre elles. Elles sont sécrétées par des glandes et relâchées dans le sang dans le but de transporter un message aux cellules-cibles munies de capteurs hormonaux. Ces cellules vont, après avoir capté le message, déclencher l’action demandée par l’hormone. Il existe des tas d’hormones différentes, mais les “hormones féminines” sont celles qui nous intéressent pour ce sujet.


Lors d’un cycle, 4 hormones principales entrent en jeux. Il y a tout d’abord deux hormones, contrôlées par le cerveau :

  • La folliculostimuline (qu’on appellera FSH), qui va envoyer un message aux ovaires.
  • La lutéinisante (qu’on appellera LH), qui va, pour sa part, envoyer un message aux ovules.
Ces hormones, une fois leur message transmis à leurs capteurs, vont entraîner une sécrétion de deux nouvelles hormones :
  • Les œstrogènes, qui vont participer au développement des organes reproducteurs au moment de la puberté, agissent sur le cerveau, aident à la consolidation des os, change la voix, jouent sur la qualité de la peau et des cheveux, sont responsables de la répartition de la graisse sur les hanches et les cuisses et pendant le cycle, elles vont permettre la création de l’ovule.
  • La progestérone qui, produite par les ovaires après l’ovulation, complète et contrôle les effets des œstrogènes, permet l’implantation d’un œuf fécondé dans l’utérus, veille au bon déroulement d’une grossesse et gère aussi la température du corps.

Mais comment se déroule un cycle hormonal / menstruel, du coup ?

Tout d’abord, un cycle dure en moyenne 28 jours (de la fin des règles au début des prochaines). Le premier jour, le cerveau sécrète son hormone, la FSH, qui a pour message de stimuler les ovaires. Durant les 14 premiers jours du cycle, la FSH va favoriser la stimulation de l’ovaire et permettre la sécrétion d’œstrogènes. Les d’œstrogènes libérés ont alors comme message pour l’ovaire de créer un ovule avant le 14e jour.


Durant cette période, le cerveau sécrète sa deuxième hormone, la LH, qui permettra l’ovulation. Le 14e jour, lorsque l’ovulation se fait, l’ovaire va sécréter de la progestérone qui a pour but de faire épaissir la paroi interne de l’utérus (ce que l’on appelle endomètre) et doit préparer le corps à la réception de l’œuf en cas de fécondation. Si la fécondation n’est pas faite, le taux de progestérone et d’œstrogène va baisser, ce qui va donner au cerveau l’accord pour baisser le taux de FSH et LH.

Cette forte dépression d’hormones va se manifester par le déclenchement des saignements menstruels, mais aussi d’autres syndromes appelés SPM (syndromes prémenstruels), mais si c’est tout ce que tu ressens avant tes règles, le mal de dos, mal aux seins, l’humeur changeante, l’hypersensibilité, le manque d’énergie, etc.

Les “hormones féminines”

Elles sont là en réalité pour nous rendre service, elles nous permettent de pouvoir avoir des enfants (si on le veut of course) et de réguler moulte taux dans notre corps pour le faire fonctionner correctement.

Cependant, elles peuvent jouer en notre défaveur et être notre pire ennemi lorsqu’on est atteinte du cancer du sein. En effet, les œstrogènes et la progestérone agissent sur le développement et la lactation du sein. Elles agissent, comme toute autre hormone, en se liant à des capteurs ou récepteurs hormonaux présents à la surface des cellules (ici les cellules constituant le sein). Le cancer du sein est une cellule devenue malade. Même cancéreuse, elle conserve ses capteurs hormonaux, qui vont donc continuer à être stimulés par les hormones tout au long du cycle.
Dans 80% des cas, le cancer est « hormonodépendant », ce qui signifie que les cellules cancéreuses vont se nourrir et grossir à cause des hormones.

C’est pour cela qu’existe l’hormonothérapie. C’est un traitement qui agit et stoppe les hormones pour éviter que les cellules cancéreuses se développent davantage.

Tu l’auras bien compris, le Big Brother de ton corps peut vite passer du côté obscur de la force, mais la plupart du temps, c'est quelqu’un de plutôt sympa, je t’assure. Il faut “juste” apprendre à le comprendre et à déceler quand il paraît un peu déréglé.

Soyez à l’écoute de votre corps et appropriez-vous vos hormones !

Article écrit par le collectif Junon et relayé par Gapianne dans le cadre d'une collaboration


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